Synopsis
Dès le début, nous sommes plongés dans le drame de la Passion du Christ, à l'heure du choix des Juifs. Ils hurlent « qu'on nous délivre Barabbas ». Celui-ci sort de l'obscurité du cachot. La lumière l'éblouit, mais surtout la vision pitoyable de « l'autre » condamné. Barabbas, brute triviale et cruelle, assistera à la Mort du Seigneur. Il sera troublé par les phénomènes extraordinaires qui l'accompagnent, comme l'éclipse de soleil. Rachel, son ancienne maîtresse convertie au christianisme, lui annonce la Résurrection de ce Christ. Il constatera, étonné et inquiet, que le tombeau est vide. Mais son fond brutal et sauvage prendra le dessus, et c'est avec un rire sardonique qu'il abandonnera Jérusalem où il a assisté à la lapidation de Rachel, condamnée pour avoir propagé la « nouvelle doctrine ». Nous revivons alors une série de scènes grandioses et dramatiques. C'est la lutte interminable de Barabbas le révolté. C'est surtout le lent cheminement de cette âme vers la lumière de la Vérité. Barabbas rejoint sa bande de malfaiteurs. Arrêté à la suite d'une attaque à main armée, récidiviste, il est condamné « aux mines de soufre », sur les flans de l'Etna. Il échappe par miracle à une terrible catastrophe minière, en sauvant Sahak, son compagnon de chaînes. Défricheur un moment de terrains incultes, le voici amené à Rome où il devient gladiateur. Il venge son ami en triomphant du féroce conducteur de char Torvalo. Affranchi par l'empereur après cette victoire, considéré par le peuple romain comme un héros, il va poursuivre son mystérieux destin. Impliqué dans l'incendie de Rome, il est jeté en prison et se trouve mêlé aux chrétiens incarcérés. Là, il retrouve aussi Pierre l'Apôtre, le premier pape. On le condamne, sort infâme, à être crucifié, comme « l'Autre », celui qu'il n'a cessé de fuir mais qui le poursuit inlassablement de son Amour. En mourant, Barabbas reconnaît le Christ et, comme le bon larron, en appelle à sa miséricorde.
© Les fiches du cinéma 2003
