Synopsis
Hollywood, 1951 : jeune « wonder boy », protégé du grand producteur Darryl Zanuck, le réalisateur D. Merrill apprend à son retour de Paris qu'un de ses proches amis l'a dénoncé comme sympathisant communiste à la commission des activités antiaméricaines du Sénat dont l'un des chevaux de bataille - en cette époque de guerre froide - est de prémunir l'industrie du cinéma contre la « subversion » rouge. S'il a fréquenté dans le temps quelques cercles gauchisants, Merrill en est toutefois revenu et n'a, en tout état de cause, jamais été communiste. Il refuse donc de comparaître à Washington, d'autant qu'une simple dénégation ne suffit pas : pour faire amende honorable, tout « suspect » se doit d'en dénoncer d'autres. Il croit pouvoir s'en tenir là quand Zanuck lui ôte sine die ses projets en cours et l'enjoint - via l'avocat Graft - de se montrer plus « coopératif ». Merrill découvre alors la réalité de la « liste noire » : ses amis ont fui ou se dérobent. Il ne peut plus travailler. Il est seul et sans le sou. Son ex-femme Ruth - longtemps délaissée - lui ouvre heureusement sa porte et le soutient dans son combat. Un jour, n'en pouvant plus, Merrill consent finalement à déposer. Mais, face à l'agressivité inquisitoriale des commissaires, il se rebiffe et part en claquant la porte.
© Les fiches du cinéma 2001
