Synopsis
Christopher Emmanuel Balestrero, joueur de contrebasse dans l'orchestre d'un night-dub, est appréhendé par deux hommes un soir qu'il rentrait chez lui. Sans explication, on le promène, dans quelques magasins de la ville, lui demandant seulement de se promener devant les propriétaires. Enfin on le mène au commissariat de police où d'autres témoins le reconnaissent comme l'auteur de récents « hold up ». Lui s'inquiète seulement de savoir si sa femme a été prévenue de son retard. On le met en cellule. Sa femme, grâce à l'appui pécuniaire de sa famille, obtient la mise en liberté de Balestrero. Les parents et les amis de ce dernier croient tous à son innocence. Mais les témoins sont formels et pour les policiers toute coïncidence est une preuve de la culpabilité. Un jeune avocat accepte de défendre « celui qui a tort » (c'est le titre original du film). Tous les témoignages capables de créer à Balestrero les alibis nécessaires à l'innocenter des charges qui pèsent sur lui s'avèrent impossibles à produire. Aux Assises, le prévenu est de nouveau accablé par les témoins et son sort semble réglé. Heureusement pour lui, un juré soulève un incident de procédure sur lequel intervient immédiatement l'avocat : l'affaire est renvoyée. Balestrero rentre chez lui. C'est pour constater que, peu à peu, sa femme perd la raison, en proie au délire de la culpabilité. Il faut l'interner dans une clinique spécialisée. La vérité ne fait par ailleurs aucun progrès. Le seul recours du prévenu est la prière. Au moment où la cause revient devant les jurés, le vrai coupable des hold up, un sosie de Balestrero, est arrêté par hasard. Tout rentre dans l'ordre, mais la jeune femme ne recouvrera la raison que longtemps plus tard.
© Les fiches du cinéma 2003
