Le Beau Serge (1957) Claude Chabrol

Pays de productionFrance
Sortie en France06 juin 1958
Procédé image35 mm - NB
Durée97 mn
DistributeurGaumont (source : ADRC)
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Générique technique

RéalisateurClaude Chabrol
Assistant réalisateurPhilippe de Broca
Assistant réalisateurCharles Bitsch
Assistant réalisateurClaude de Givray
ScénaristeClaude Chabrol
DialoguisteClaude Chabrol
Société de production Ajym Films (Paris)
ProducteurClaude Chabrol
Directeur de productionJean Cotet
Distributeur d'origine Les Films Marceau (Paris)
Directeur de la photographieHenri Decae
CadreurJean Rabier
Ingénieur du sonJean-Claude Marchetti
Compositeur de la musique originaleÉmile Delpierre
MaquilleurLucette Deuss
MonteurJacques Gaillard
ScriptJacqueline Parey
RégisseurJean Lavie
Conseiller techniqueJean-Paul Sassy
Photographe de plateauAndré Dino

générique artistique

Jean-Claude Brialy(François Baillon)
Gérard Blain(Serge)
Bernadette Lafont(Marie)
Michèle Méritz(Yvonne)
Claude Cerval(le curé)
Edmond Beauchamp(Glomaud)
Jeanne Pérez(Madame Chaunier)
André Dino(le médecin)
Michel Creuze(Michel)
Claude Chabrol(La Truffe)
Philippe de Broca(Jacques Rivette de La Chasuble)
Géo Legros et son orchestre(l'orchestre du bal)
Christine Dourdet

Bibliographie

Synopsis

François, étudiant convalescent, revient à Sardent, son village natal. Il y retrouve son ami Serge, surnommé le « Beau Serge ». Ils ont rêvé autrefois de faire de leur vie quelque chose de beau, de réussi. Serge est resté au pays et s'est marié à la fille aînée d'un vieil alcoolique parce qu'il en attendait un enfant ; ce dernier est né mongolien et est mort ; Serge a renoncé à toute ambition. Vaguement camionneur, il s'adonne à la boisson avec son beau-père. Il est écoeuré de tout et surtout de lui-même ; par surcroît, il tourne autour de sa jeune belle-soeur, Marie, la garce du pays. Désireux de tirer son ami de l'ornière, François, par deux fois, essaie d'accrocher une conversation sérieuse avec Serge : chaque fois, celui-ci, rageur et désabusé, se dérobe au fond et prouve à François que c'est son point de vue qui est faux. Retrouvant de même le curé du village, François le trouve, lui aussi, désabusé, stérilisé par le peu d'enthousiasme de ses paroissiens. Car le mal de Sardent, comme de bien des villages, est l'ennui. Très vite, François, gagné par le vide des jours, cède aux avances hardies de la Marie, autour de qui tourne aussi son propre père. Il suffira qu'au cours d'une querelle François lance à ce dernier que tout le monde sait qu'elle n'est pas sa fille pour qu'il la possède à son tour. D'abord hostile, la femme de Serge comprend qu'elle a en François un allié. Enceinte pour la deuxième fois, elle et Serge redoutent la naissance d'un second enfant anormal. Et la chose obsède tellement Serge qu'à quelques iours du terme, il délaisse son foyer, couchant en vagabond dans les poulaillers. La nuit de l'accouchement, en dépit du froid et d'une rechute possible, François part à la recherche de Serge ; l'ayant débusqué, il le force à venir dans la neige : la marche dégrise l'infortuné et épuise François. Lorsqu'ils arrivent, l'enfant est né : il est normal. Et tandis que son ami s'écroule en syncope, Serge part d'un rire vainqueur et libérateur. Par son sacrifice, François a gagné.
© Les fiches du cinéma 2001
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Exploitation

Tournage

Dates de tournage

Début : 04 décembre 1957
Fin : 04 février 1958

Lieux de tournage