Tant qu'on a la santé (1965) Pierre Etaix

Pays de productionFrance
Sortie en France25 février 1966
Procédé image35 mm - NB - Couleur
Durée80 mn
DistributeurCarlotta Films (source : ADRC)
>> Rechercher "Tant qu'on a la santé" dans le catalogue Ciné-Ressources
imprimer

Générique technique

RéalisateurPierre Etaix
ScénaristePierre Etaix
ScénaristeJean-Claude Carrière
DialoguistePierre Etaix
Société de production CAPAC - Compagnie Artistique de Productions et d'Adaptations Cinématographiques
Société de production Les Films de la Colombe
Société de production Les Productions de La Guéville (Paris)
Directeur de productionHubert Mérial
Distributeur d'origine CFDC - Canadian Film Development Corporation
Directeur de la photographieJean Boffety
Ingénieur du sonJean Bertrand
Compositeur de la musique originaleJean Paillaud
Compositeur de la musique originaleLuce Klein
DécorateurJacques d' Ovidio
MonteurHenri Lanoë

générique artistique

Pierre Etaix(Pierre)
Denise Péronne(la dame chez le médecin)
Roger Trapp
Bernard Dimey
Jean Preston
Émile Coryn
Luc Delhumeau
Simone Fonder
Dario Meschi
Jean-Claude Carrière
Alain Janey
Robert Blome
Edith Ker
Bocky
Luce Klein
Philippe Castelli
Béatrice Cenci
Françoise Occipinti
Henri Marteau
Claude Massot
Pongo
André Randel
Loriot
Pierre Risch
Annie Savarin
Sabine Sun
Véra Valmont

Bibliographie

Périodiques

Synopsis

Pierre est un jeune homme sérieux, tranquille et plein de bonne volonté. Mais dans ce 20e siècle, de plus en plus menacé par les effets d'un modernisme absurde, il ne se sent guère à son aise. Tout, autour de lui, n'est que bruit, précipitation, bousculade, dans un décor envahi par les grues, les marteaux-piqueurs, les voitures. Ainsi, Pierre attend dans son coquet appartement la visite de sa fiancée. Tandis qu'il se repose, les marteaux-piqueurs se mettent justement à défoncer la chaussée : tout tremble, dans la rue, comme dans l'appartement. Sous l'effet de la trépidation, le portrait de la fiancée tombe dans la corbeille à papier : stupeur de celle-ci quand, étant arrivée, elle constate ce qu'elle pense être un acte de malveillance. Elle s'enfuit. Pierre tente de la rattraper. Tout continue à trembler, dehors ; et de plus, il y a les voitures, bloquées en de longues files compactes. Et tout, dans cette histoire, est à l'avenant ! Pierre, surmené, va consulter son médecin. De nombreux malades, dans le même cas, attendent. Le méde-cin, surmené lui-même, ne peut que répéter : du repos, du repos. Se reposer oui, mais où ? Pierre part à la campagne. Muni de son matériel de camping, il pense avoir trouvé le coin idéal et s'apprête à déguster les délices de la tranquillité et du silence. Mais un gendarme survient, qui l'oblige à intégrer un camping communautaire, véritable univers concentrationnaire, organisé et standardisé. D'où il ne tarde pas à s'enfuir. Revenu à la ville, il connaît les vicissitudes du restaurant, ou un voisin distrait avale les médicaments qu'il se destinait ; au cinéma, l'agression des slogans publicitaires l'accable. Va-t-il chez des amis pour se détendre, qu'il trouve ces derniers conditionnés aux gadgets et autres produits d'entretiens, refléts des slogans du cinéma. Et ainsi de suite. Pourtant, un havre de paix semble pointer à l'horizon fermé de Pierre : la chasse. Seulement, dans les bois, il y a des piqueniqueurs. Et cela ne serait rien encore, sans des bulldozers qui arrivent en force pour défoncer la forêt. Pierre s'enfuit donc, encore et toujours. Jusqu'au bout du monde, dans une île déserte ou enfin, le silence, croit-il, ne peut désormais lui échapper.
© Les fiches du cinéma 2001
Logo

Exploitation

Tournage

Dates de tournage

Début : 24 août 1965
Fin : 16 octobre 1965