Calcutta (1968) Louis Malle

Pays de productionFrance
Sortie en France16 avril 1969
Durée105 mn
DistributeurGaumont (source : ADRC)
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Générique technique

RéalisateurLouis Malle
Auteur du commentaireLouis Malle
Société de production NEF - Nouvelles Éditions de Films (Paris)
ProducteurElliott Kastner
Directeur de la photographieLouis Malle
Directeur de la photographieÉtienne Becker
Ingénieur du sonJean-Claude Laureux
MonteurSuzanne Baron

générique artistique

Bibliographie

Synopsis

Louis Malle nous donne, sans plan ni ordre, divers aperçus sur Calcutta aujourd'hui. Les baigneurs du Gange, les rues surpeuplées, un hospice tenu par des religieuses catholiques (qu'elles ont baptisé le « mouroir ») où elles aident à mourir ou à survivre des moribonds ramassés dans les rues. Une manifestation féminine organisée par le Front Populaire évincé du pouvoir au Bengale ; la fête de la déesse des étudiants. Le golf club où viennent se distraire de riches hindous anglicisés vivant à l'écart des autres couches sociales. Une usine spécialisée dans le travail du jute. Après la partition du Pakistan, des terres où l'on cultivait le riz ont dû être reconverties pour la culture du jute, d'où la sous-alimentation et la famine au Bengale. Les Halles de Calcutta ; la fête du Nouvel An chinois (les Chinois sont 50 000 à Calcutta). Le temple de Kali, déesse de la destruction et de la mort violente. Une crémation réalisée en pleine rue : un homme, aidé par un prêtre, fait brûler le cadavre de sa femme. Un bidonville en plein centre ; 1 million et demi d'habitants sont sans domicile fixe ; construction d'un immeuble : tout le travail est fait sans mécanisation ; les syndicats s'y opposent comme étant une source de chômage. Les problèmes de la main d'oeuvre d'immigration ; les hommes sont payés 60 F par mois. Un mariage bourgeois : mélange de traditions ancestrales et d'apports occidentaux. Une école de cithare dirigée par le neveu de Ravi Shankar. Des manifestations étudiantes groupant diverses minorités gauchistes. Les lépreux : il y en a 70 ou 80 000 qui forment une véritable « race » à part. Une foire en pleine ville : camelots, acrobates, dont certains font travailler de tout jeunes enfants ; chants et danses religieux. L'habitât, qualifié par les sociologues « d'infra-humain » dans certains faubourgs de la ville : là, musulmans et hindous ne sont plus séparés par leur religion et leurs coutumes, ce qui n'arrive jamais dans un village.
© Les fiches du cinéma 2001
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