Synopsis
A l'heure suprême où chacun revoit défiler sa vie, quelles furent les images qui envahirent Molière dans le grand escalier de la rue de Richelieu? Celles du succès ou de la gloire? Celle du plaisir? A peine. Celles des joies simples, surtout celles des luttes et des angoisses! C'est Jean-Baptiste enfant jugé par d'autres enfants, resté seul dans une grange, c'est le cirque du curé au catéchisme, les jeux du marché et, avec Louis Gessé, le grand-père, les visites aux comédiens italiens. Un jour, sa mère le cajole, le lendemain il découvre qu'elle est morte. Déjà, les servantes le couronnent roi d'un jour. Mais son père tapissier exige qu'il soit tapissier. En criant fort mais mollement: "Le ciel sur nos souhaits ne règle pas les choses." Mais voilà Carnaval; Jean-Baptiste est étudiant. Ah, les dévots! Ils voulaient interdire la fête: c'est interdire au fleuve de couler. Pousse la porte, les comédiens sont là: ils se lavent, nus. "Entrez." Elle s'appelle Madeleine Béjart. Il l'aimera: elle lui donnera le théâtre. L'Illustre Théâtre. Et l'échec, et la route, et les souvenirs: "Tu sais, le jour où les chevaux furent mangés, et ce jour encore où le théâtre de Dufresnes s'envola presque." Et le souvenir caché des amours indicibles... Mais, avec Dufesnes et les autres le succès va venir... Ce qui reste, aussi, c'est la mise en place des divertissements royaux... C'est la vie de la troupe et la haine-amour de Madeleine supplantée par sa fille Armande. C'est Molière cour... C 'est ce dernier Malade imaginaire... C'est l'amitié de La Grange... C'est cet escalier qui n'en finit pas.
Copyright, 1995 CMC/Les Fiches du Cinéma
