L'Homme qui ment (1967) Alain Robbe-Grillet

Pays de productionFrance ; Tchécoslovaquie
Sortie en France 1968
DistributeurCarlotta Films (source : ADRC)
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Générique technique

RéalisateurAlain Robbe-Grillet
ScénaristeAlain Robbe-Grillet
DialoguisteAlain Robbe-Grillet
Société de production Lux Compagnie Cinématographique de France (Paris)
Société de production Ceskoslovensky Films (Praha)
Société de production Como-Films (Paris)
Directeur de productionMaurice Urbain
Directeur de la photographieIgor Luther
Compositeur de la musique originaleMichel Fano
MonteurBob Wade

générique artistique

Jean-Louis Trintignant(Boris)
Sylvie Bréal(Maria)
Dominique Prado(Lisa)
Ivan Mistrík(Jean)
Sylvie Turbova(Laura)
Zuzana Kocúriková(Sylvia)
Jozef Kroner(le domestique)
Julius Vasek(un homme de la bande)
Jozef Cierny(le père)
Dusan Blaskovic(le barman)
Catherine Robbe-Grillet

Bibliographie

Synopsis

Dans une petite ville d'une région montagneuse encore toute vibrante des souvenirs de la guerre et de la Résistance, un homme jeune et élégant, Boris, arrive et se mêle aux propos des buveurs d'une taverne. Ceux-ci évoquent la disparition d'un nommé Jean au cours d'une mission dangereuse. Boris se fait indiquer la maison de ce Jean, où vivent ensemble et sans contact avec le monde extérieur sa femme, sa soeur et une servante qui ne sort que pour les courses indispensables. Les trois femmes, que leur solitude rend un peu névrosées, se livrent à des jeux bizarres : collin-maillard interminable, simulacre d'exécution capitale, etc. Boris se met à leur raconter des récits qu'il invente au fur et à mesure qu'il parle. Il prétend avoir connu Jean, l'avoir sauvé ou l'avoir trahi, présentant ce mystérieux résistant dont personne ne sait s'il vit encore, tantôt comme un héros, tantôt comme un traître. La mythomanie de Boris ne l'empêche pas de séduire la servante et même la soeur de Jean. Le père de celui-ci, qui vivait comme un reclus, se terrait dans ses appartements et n'adressait la parole à personne, vient de mourir. Son deuil encore tout proche, la femme de Jean est pourtant l'objet de la convoitise de Boris. Elle se sent d'autre part secrètement fascinée par l'étranger dont le flot de paroles, d'où il ne fait aucun doute que toute vérité tangible est absente, l'entraîne comme hors d'elle-même, dans un autre monde insolite et irréel. Elle va céder à Boris quand Jean réapparaît. Sans un mot, il tire plusieurs balles de revolver sur Boris qui tombe à terre, mortellement frappé. Quelques secondes après, alors que tout le monde a disparu, il rouvre les yeux et se relève. Cette fols, il assure qu'il va dire toute la vérité. Il veut reprendre son récit à zéro. Et il repart dans un monologue halluciné où, une fois de plus, l'imaginaire et le rêve se mêlent indiscernablement au réel.
© Les fiches du cinéma 2001
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Exploitation

Tournage

Dates de tournage

Début : 14 août 1967
Fin : 23 septembre 1967

Lieux de tournage