Synopsis
Pink, le mentor d'un groupe de rock, est barricadé dans sa chambre d'hôtel. Devant la télévision, qui déverse des scènes de guerre, Pink s'engouffre dans l'imaginaire. Ses fantasmes se mêlent au passé, le passé aux frustrations. Un vrai chemin de croix. A chaque halte défilent des images de toutes les oppressions. Contre Pinky et contre le monde. Le père de Pinky est mort à la deuxième guerre mondiale. L'enfant ne s'en est jamais remis ; l'adulte non plus. Pinky cherche des substituts de père. En vain. Livré à la possessivité de sa mère, il hérite d'elle toutes ses angoisses et a bien du mal à quitter le lit maternel. L'école est sa première expérience d'aliénation : elle hache les individus et produit des robots dociles, aux visages identiques. L'amour est aussi tromperie : Pinky épouse une amie d'enfance, seconde mère, mais elle part avec un autre. Et pas question de se contenter des groupies prêtes à tout pour approcher Pinky, l'idole du rock. Celui-ci s'enferme un peu plus dans le mur gris de ses souffrances. Drogue et délire suicidaire. Un isolement rompu par son manager venu le chercher pour un concert. Mais dans sa tête, le cauchemar continue : Pinky devient Fuhrer. Le concert de rock remplace les parades de Nuremberg mais le cérémonial est le même, ainsi que les propos. La folie est à son paroxysme. A moins que. A moins qu'un dernier sursaut fasse éclater le mur.
© Les fiches du cinéma 2003
