Les Clowns de Dieu (1985) Jean Schmidt

Pays de productionFrance
Sortie en France 1987
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Générique technique

RéalisateurJean Schmidt
Assistant réalisateurChristian Faure
ScénaristeJean Schmidt
Société de production Atelier 8
Société de production Gazan Films
Distributeur d'origine Atelier 8
Directeur de la photographiePierre Boffety
Ingénieur du sonPhilippe Lioret
Compositeur de la musique originaleTeddy Lasry
Compositeur de la musique originaleMikis Theodorakis
MonteurNoun Serra

générique artistique

Daniel Kenigsberg(Méliès)
Jean-Paul Roussillon(Garniks)
Jean-Roger Milo(Carcasse)
Nathalie Schmidt(Absinthe)
Jean Schmidt(Le professeur Biglewander)
Gérard Croce(Groberman, le producteur)
Gilles Galliot(un ange de la Gaité)
Pierre Laplace(un ange de la Gaité)
Pascal Légitimus(un frère Lumière)
Bruno Leonelli(un ange de la Gaité)
Hector Malamud(un frère Lumière)
Eric Métayer(un ange de la Gaité)
Maurice Risch(Mac Goy)
Richard Taxy(un frère Lumière)
Mostepha Zerguine(Mouss'Kafka)

Bibliographie

Synopsis

Dans la nuit de l'errance, la nef des fous trace sa route, à travers les misères, à travers les attentes, au-dessus de l'histoire, en quête de l'amour. Nef voguant sous la main malhabile de ces clowns habités, au coeur halluciné, à la foi en l'Unique, clowns de Dieu! Méliès le juste, scénariste sans projet, au sortir de "La Coupole", à l'aube frémissante, se voit confier l'enjeu, par Pinelli, producteur argenté, d'un écrit sur les folles nuits de Montparnasse, le sexe et la misère. Absinthe, jeunesse démunie, névrose à la dérive, qui par une nuit de viol, collectif et furieux, a perdu la parole, lui révèle qu'il ne peut, la passion le tenant, écrire quoi que ce soit qui ne soit pas l'amour. Et combien d'autres fous rencontrés et aimés: Garniks, qui ne croit plus au ciel et poursuit sa recherche d'un dieu juste et vengeur, depuis qu'Auschwitz a gardé les cendres de sa femme et de ses enfants, dans les sombres égouts et les collecteurs putrides. Méliès le guidera vers sa mort volontaire, psalmodiant que tout homme est unique et chaque peuple élu... Et Carcasse, alcolo, qui portera Absinthe, l'aidant à retrouver des mots qui soient les siens, dans sa vie libérée du mal torride, honteux. Et encore Biglewander, professeur et chauffeur d'un corbillard hippie, rigolard et ravi. Et les clowns rituels, comme les choeurs antiques, l'ange de la mort, noir, timide en patins, roulant tout silencieux, la cape frémissante, vers ceux qui vont mourir. Vient la nuit monstrueuse où Méliès, après avoir pleuré, larme chaude et aimante qu'Absinthe a recueillie, après avoir détruit son carnet et ses notes, son travail et sa vie, battu à mort par les anges de Gaieté, crucifié, couronné, rend le dernier soupir. Christ recrucifié, que la Cène précède, où l'enfant interroge "en quoi cette nuit est différente des autres?", de la Pâque éternelle... Tandis qu'Absinthe articule des mots, premiers, définitifs, retrouve sa conscience et affirme son moi. Naissance dans la mort de l'amour sacrifié!
Copyright, 1995 CMC/Les Fiches du Cinéma
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