Le Joli mai (1962) Chris Marker, Pierre Lhomme

Pays de productionFrance
Durée165 mn
DistributeurPotemkine Films (source : ADRC)
>> Rechercher "Le Joli mai" dans le catalogue Ciné-Ressources
imprimer

Générique technique

RéalisateurChris Marker
RéalisateurPierre Lhomme
Assistant réalisateurPierre Grunstein
ScénaristeCatherine Varlin
ScénaristeChris Marker
Société de production Sofracima (Paris)
Directeur de productionAndré Heinrich
Directeur de la photographiePierre Lhomme
Ingénieur du sonAntoine Bonfanti
Compositeur de la musique originaleMichel Legrand

générique artistique

Yves Montand(la voix du narrateur)

Bibliographie

Synopsis

Il n'y a pas d'histoire suivie, mais une longue enquête sur les réactions des Parisiens aux événements, grands et petits, survenus au cours de Mai 1962, et un reportage-flash sur quelques uns de ceux-ci. D'abord,au cours d'une première partie : « Prière sur la tour Eiffel », l'opinion de Parisiens moyens sur leur propre bonheur : le tailleur de la rue des Patriarches qui ne pense qu'à gagner de l'argent parce que son épouse lui en demande beaucoup ; Monsieur Catusse, le « bougnat » de la rue Mouffetard, passionnément attaché à son quartier et dont la joie de vivre se situe dans la sympathie qu'il éprouve ou accepte de tous ses voisins ; Madame Langlois qui se trouve la plus heureuse des femmes parce qu'elle peut faire passer ses neuf enfants (dont l'un est une nièce orpheline qu'elle vient d'adopter.) de la pièce unique où la famille logeait à un trois-pièces dans un immeuble neuf. L'argent ne fait pas le bonheur, car la Bourse elle-même ne sait plus à quels critères elle réagit désormais ; mais pour Pierrot, le chauffeur de taxi, la découverte de son talent de peintre abstrait a embelli sa vie ; et le poète de la place des Vosges n'est heureux que s'il est sans le sou. L'inventeur fait confiance à ses mains créatrices, à son imagination et à l'équilibre apporté par sa femme. Les fiancés, malgré le départ du garçon pour l'Algérie, repoussent résolument les soucis et ne croient qu'à l'amour éternel. Yves Montand chante, en intermède : « Le joli' Mai », et le second volet en dyptique : « Le retour de Fantômas », met en présence des motifs d'angoisse en ce printemps 1962, et des divertissements à cette angoisse : les conséquences de la manifestation anti-OAS de février, et les attentats, le verdict du procès Salan rendu le soir où Paris apprend pour la première fois le madison, où la France devient championne du monde de twist. Les grèves aussi occupent les Parisiens, et pourtant deuxingénieurs se perdent dans la contemplation de l'avenir. Un jeune Dahoméen évoque des souvenirs d'enfance avec les Blancs de France. Trois jeunes femmes parlent spiritualité, et un ex-prêtre ouvrier évoque son évolution vers le marxisme. Mouloud, l'Algérien et les lycéens de Janson de Sailly apportent deux aspects de la question algérienne. Pour l'anniversaire du 13 Mai, le chef de l'Etat monte à l'Arc de Triomphe. Les détenus de la Roquette, enfin, parlent de leur vie et de la liberté.
© Les fiches du cinéma 2001
Logo

Exploitation