Les Animaux amoureux (2006) Laurent Charbonnier

Pays de productionFrance
Sortie en France19 décembre 2007
Procédé image35 mm - Couleur
Durée85 mn
DistributeurUGC Distribution (source : ADRC)
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Générique technique

RéalisateurLaurent Charbonnier
Assistant réalisateurMaryse Charbonnier
ScénaristeLaurent Charbonnier
Auteur du commentaireYves Paccalet
Société de production MC4 Productions (Paris)
Société de production France 3 Cinéma
Coproduction TF1 International
Coproduction Les Productions JMH (Neuchâtel)
ProducteurJean-Pierre Bailly
Producteur déléguéJean-Pierre Bailly
Directeur de productionPhilippe Baisadouli
Distributeur d'origine TFM Distribution
Directeur de la photographieLaurent Charbonnier
Directeur de la photographieJean-Philippe Macchioni
Directeur de la photographieGuy Sauvage
Directeur de la photographieThierry Thomas
Ingénieur du sonPhilippe Barbeau
Ingénieur du sonMartine Todisco
MixeurFlorent Lavallée
Compositeur de la musique originalePhilip Glass
MonteurJacqueline Lecompte
MonteurAxelle Malavieille
RégisseurMarc Cremades
RégisseurGilles Descoings
RégisseurPaula Luttringer
RégisseurLelia Sakai
RégisseurVincent Steiger
RégisseurGilles Trochard
RégisseurCorentin Chaillon
RégisseurPierre-Emmanuel Chaillon
RégisseurJérôme Mauzey
RégisseurRonan Boudier
Photographe de plateauEric Travers
Photographe de plateauCéline Travers

générique artistique

Cécile de France(la voix de la narratrice)

Bibliographie

Synopsis

Sur un texte court d’Yves Paccalet, biologiste, botaniste et zoologue, la voix fraîche de Cécile de France introduit 1h25 de plans, plus superbes les uns que les autres, consacrés aux comportements amoureux d’animaux de toutes sortes : mammifères, volatiles, batraciens, reptiles et insectes. Depuis l’aube des temps, les bêtes à poils, à plumes et à écailles se perpétuent grâce à cette mystérieuse et impérieuse attirance qui fait s’accoupler mâles et femelles chaque année aux mêmes époques, variables selon les espèces. De ce miracle renouvelé, l’anthropomorphisme du titre rend compte, car, au fond, que savons-nous vraiment des sentiments animaux ? S’ils répondent aux seules lois de la perpétuation de l’espèce, qu’en est-il pour nous, humains, auxquels ce film tend un miroir cocasse et parfois troublant ? Des grenouilles et libellules de la mare proche de sa maison solognote aux éléphants ou lions africains, en passant par une foultitude d’oiseaux de toutes les contrées, Laurent Charbonnier et son équipe ont, pendant deux ans, sur terre, dans les airs, sous les mers, traqué, observé et capté, parades et danses nuptiales de plus de 80 espèces, sous toutes les latitudes et toutes les températures. Sur une musique idoine du très productif et talentueux Philip Glass, sans commentaire informatif ou savant, s’enchaînent sous nos yeux les séquences de séduction (où les oiseaux mâles battent des records ébouriffants d’inventivité et d’acrobatie), de tendresse (où girafes et lions déploient des trésors de passion et de jalousie, où cerfs et kangourous ne sont pas les derniers à faire le coup de poing). Ce festival d’images magnifiques, où le sauvage le dispute au comique et le spectaculaire à l’affectueux, s’inscrit dans la lignée du renouveau du documentaire animalier, qui, depuis Microcosmos, a réinvesti le grand écran, déserté un temps au profit du petit. Il faut dire que le réalisateur Laurent Charbonnier n’est pas, en ce domaine, un perdreau de l’année. Tout petit déjà, au milieu de la riche faune de sa Sologne d’origine, il rêvait d’être cinéaste animalier. Après de nombreux documentaires pour la télévision, Jacques Becker fait appel à lui pour une séquence des Enfants du marais, puis Jacques Perrin le prend comme chef opérateur sur Le Peuple migrateur et Nicolas Vanier sur Le Dernier trappeur. C’est dire si l’animal a de l’expérience et du respect pour ses « acteurs », car il s’est fait une règle de ne jamais les perturber, grâce à une caméra télécommandée et à une véritable patience de moine copiste. Les sourcilleux - tendance encyclopédique - reprocheront au film de ne citer les noms des « protagonistes » qu’en rapide générique de fin. Les autres seront enchantés par l’énergie de ces ballets étourdissants et colorés, toute tendue vers l’amour, sans lequel, comme le dit la chanson « on n’est rien du tout ».
© LES FICHES DU CINEMA 2007
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